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Maïs OGM : l'Efsa refuse un dossier de Syngenta jugé incomplet

Ce jeudi 20 juin 2013, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a refusé de se prononcer sur la sécurité pour la santé humaine et animale du maïs génétiquement modifié (GM) 3272 développé par le groupe Syngenta. Le motif du refus est la fourniture d'un dossier jugé incomplet à l'Efsa, notamment concernant les données indispensables à la réalisation d'une évaluation comparative. C'est la deuxième fois que l'Efsa avance ce motif pour justifier son refus de se prononcer sur un maïs GM. Dans le cadre de l'évaluation des risques, la procédure prévoit de comparer la plante GM avec une plante équivalente non GM. En l'occurrence, l'Efsa juge que le choix de Syngenta ne permet pas d'établir l'absence d'effet allergène associée à la protéine AMY797E, l'une des deux nouvelles associées au maïs 3272.

Mortalité des abeilles : l'EFSA maintient son avis sur la responsabilité des pesticides néonicotinoïdes

Une nouvelle étude publiée par l'Agence britannique de recherche sur l'alimentation et l'environnement (Fera) tendrait à montrer que les pesticides néonicotinoïdes n'affectent pas les bourdons et donc les abeilles. Mais l'Agence de Sécurité alimentaire européenne (Efsa) n'est pas d'accord avec les conclusions de cette étude. Les fabricants de pesticides n'ont pas encore digéré l'avis de l'Agence Européenne de Sécurité Alimentaire publié en janvier 2013 et qui pointait la responsabilité de trois familles de pesticides néonicotinoïdes dans la mortalité des abeilles, l'imidaclopride (Gaucho, Coboy 350, Confidor, Provado), la clothianidine (Poncho , Elado, Modesto, Smaragd) et le thiaméthoxame ( Cruiser, Actara) très utilisés en Europe dans l'agriculture. De nouvelles études visant à démontrer à l'Efsa qu'elle s'est trompée dans son évaluation sont donc régulièrement lancées. Ainsi l'étude publiée par l'Agence britannique de recherche sur l'alimentation et l'environnement (Food and Environment Research Agency - Fera) et intitulée " Effects of neonicotinoid seed treatments on bumble bee colonies under field conditions" (Thompson et al.) suggère que les pesticides néonicotinoïdes n'ont pas d'effet majeur sur les colonies de bourdons en conditions réelles. Mais L'Efsa vient de préciser dans un communiqué diffusé ce mercredi 5 juin qu'elle avait identifié plusieurs faiblesses dans l'étude et qu'elle ne changeait donc pas son avis.

Comment la diplomatie américaine veut imposer les OGM

On le sait, les organismes génétiquement modifiés (OGM) font l'objet de lobbying de la part des firmes de l'industrie des biotechnologies comme Monsanto, Syngenta, Bayer et consorts. Mais ce que l'on soupçonne moins, c'est qu'une partie de cette promotion active, voire agressive, est menée depuis des années par des diplomates américains dans de nombreux pays du monde. L'ONG américaine Food and Water Watch a analysé et compilé, dans un rapport publié mardi 14 mai, 926 câbles diplomatiques échangés entre le département d'Etat américain et les ambassades de 113 pays étrangers entre 2005 et 2009. Il en ressort une campagne soigneusement conçue pour briser la résistance aux produits génétiquement modifiés à l'extérieur des Etats-Unis, et ainsi aider à promouvoir les profits des grandes entreprises agrochimiques américaines, qui dominent la production de maïs, de soja et de coton outre-Atlantique.

Abeilles: la France va soutenir une interdiction ciblée de pesticides

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a indiqué vendredi que la France allait soutenir le moratoire de deux ans sur certains pesticides affectant les abeilles, qui est préconisé par la Commission européenne.La Commission européenne vient de proposer, sur une partie de ces familles de molécules qui sont clairement identifiées comme perturbantes pour les abeilles, un moratoire de deux ans. Je vais soutenir la Commission européenne, a déclaré M. Le Foll sur RMC/BFM TV. Les abeilles sont victimes de plusieurs facteurs, dont l'un est le recours à un certain nombre de pesticides qui sont perturbants et qui ne sont pas interdits aujourd'hui, a-t-il expliqué. L'objectif du moratoire est de voir si, quand on ne les utilise plus, les abeilles retrouvent de la vitalité, a noté le ministre, rappelant que la France a pris une initiative: 40 millions d'euros seront mis pour un plan abeilles. La proposition de moratoire pourrait être soumise lors de la réunion des experts prévue lundi 25 février et si elle est adoptée, l'interdiction pourrait entrer en application le 1er juillet. La Commission s'est fondée sur un avis très négatif rendu par l'Autorité pour la sécurité des aliments (EFSA).

GILLES-ERIC SÉRALINI, Professeur et chercheur en biologie moléculaire à l’université de Caen

Codirecteur du pôle risques multidisciplinaires (MRSH-CNRS*), il est aussi président du conseil scientifique du Criigen, et a publié en septembre dernier une étude toxicologique pulvérisant la vérité officielle sur l’innocuité des OGM et du principal herbicide du monde, le Roundup de chez Monsanto.

Etude inquiétante sur l'impact des pesticides sur les abeilles

"L'EFSA a rendu mercredi des conclusions inquiétantes sur l'impact de trois types de produits sur le nectar et le pollen", a expliqué Frédéric Vincent, porte-parole de Tonio Borg, commissaire européen en charge de la Santé et des Consommateurs. Il a indiqué que cet avis avait été demandé par la Commission. Une lettre va être adressée "cette semaine" au groupe allemand Bayer et au suisse Syngenta, qui produisent les pesticides comportant les trois néonicotinoïdes incriminés --clothianidin, imidacloprid et thiamethoxam--, notamment le Cruiser OSR, pour leur demander de réagir à ce rapport, a annoncé Frédéric Vincent, précisant que les deux groupes avaient "jusqu'au 25 janvier pour répondre". D'autre part, la Commission européenne a décidé d'inscrire le sujet à l'ordre du jour de la réunion du comité permanent de l'UE en charge de ces questions prévue le 31 janvier. "La Commission, avec les Etats membres, prendra les mesures qui s'imposent", a conclu le porte-parole.

Vers une interdiction européenne de certains pesticides tueurs d'abeilles?

On en avait la certitude, c'est désormais officiellement confirmé, certains pesticides mettent en danger les abeilles et pourraient être interdits. En cause, trois néonicotinoïdes utilisés en agriculture qui désorientent les abeilles, allant jusqu'à provoquer la mort de cet insecte pourtant essentiel à la reproduction de certains végétaux. Objets d'une véritable bisbille, la Commission européenne devra trancher à la suite de la publication récente de nouveaux éléments. Le 16 janvier,dans un avis demandé par la Commission européenne, l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a fait part de ses "conclusions inquiétantes" à propos de plusieurs pesticides contenant clothianidin, imidacloprid et thiamethoxam. Le rapport a immédiatement rencontré l'opposition des fabricants des pesticides incriminés Bayer et Syngenta alors que, de son côté, l'Union nationale de l'Apiculture française (UNAF) a exigé, jeudi 17 janvier, que ces produits soient retirés du marché.

Abeilles: Une étude européenne tire des conclusions inquiétantes sur l'impact des pesticides

La Commission européenne pourrait proposer d'interdire l'utilisation de certains pesticides après les conclusions «inquiétantes» rendues mercredi par l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur leur impact létal pour les abeilles. «L'EFSA a rendu mercredi des conclusions inquiétantes sur l'impact de trois types de produits sur le nectar et le pollen», a expliqué Frédéric Vincent, porte-parole de Tonio Borg, commissaire européen en charge de la Santé et des Consommateurs. Il a indiqué que cet avis avait été demandé par la Commission.

ABEILLES – Nouveau conflit d’intérêt à l’EFSA

PAN-Europe s’inquiète d’un nouveau conflit d’intérêt au sein de l’EFSA. L’autorité européenne de sécurité alimentaire aurait commandé à Helen Thompson, proche de l’industrie phytosanitaire, un rapport complaisant sur les impacts des pesticides sur les abeilles. Scientifique au sein de l’agence alimentaire britannique, mais également présidente de l’ICPBR, un comité obscure parrainé par l'industrie phytosanitaire donc Bayer, BASF, Dow, DuPont et Syngenta), Helen Thompson conclut dans son rapport qu'il n'y a aucune étude de terrain démontrant que les insecticides néonicotinoïdes seraient responsables de la mort de colonies d'abeilles.
Dans son rapport, Helen Thompson affirme que la mauvaise alimentation due à des modifications du paysage, des ravageurs et des agents pathogènes peuvent être considérés comme des causes possibles de la disparition des abeilles.

Le chercheur, l'agrochimiste et les abeilles

L'étude avait fait grand bruit. Conduite par Mickaël Henry (Institut national de la recherche agronomique, INRA) et publiée en avril dans Science, elle montrait qu'une bonne part des abeilles butineuses ne retrouvaient pas le chemin de leur ruche après avoir été exposées à de faibles doses de Cruiser – le pesticide récemment interdit sur le colza en France. Revenant sur cette affaire, la revue Science publie, vendredi 21 septembre, un "commentaire technique" de chercheurs britanniques contestant les conclusions de M. Henry et ses coauteurs. Banale dispute académique ou cas emblématique de l'influence discrète de l'industrie sur la science ?