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L’utilisation des insecticides « tueurs d’abeilles » est toujours en forte augmentation

Les apiculteurs français en sont tout abasourdis : le moratoire européen sur certains usages des néonicotinoïdes semble jusqu’ici avoir été inopérant. Depuis sa mise en place en 2013, l’utilisation de ces insecticides, mis en cause dans l’effondrement du nombre d’abeilles et de pollinisateurs sauvages (bourdons, papillons, etc.), a même explosé.

Prise de bec autour des pesticides

Une campagne de Pro Natura pour alerter sur l’état des cours d’eau en Suisse exige le retrait de certains pesticides. Les paysans se sentent pris pour cible. Le 9 mai dernier Pro Natura lançait sa campagne «Stop aux pesticides dans nos eaux», dont le but est de dénoncer l’inquiétante quantité de pesticides, herbicides et insecticides dans les cours d’eaux. Ce texte est accompagné d’un plan national en huit points pour que la Confédération applique une nouvelle politique en la matière.

Alerte sur les taux de pesticides en milieu aquatique

Une nouvelle étude scientifique alerte sur la présence de pesticides dans l'eau des rivières et des lacs, bien au-delà des seuils admissibles. L'association de défense de l'environnement "Générations Futures" demande le changement de la réglementation sur les produits phyto-sanitaires. Publiée le mois dernier, cette étude allemande a "recoupé" 160 analyses, faites dans les 28 pays européens, entre 1972 et 2012. Du jamais vu. Elle alerte sur la présence de nombreux pesticides dans nos rivières et dans nos lacs, bien au-dessus des seuils admissibles. Les seuils limites dépassés dans près de 38% des cas. Les deux auteurs, deux scientifiques de l'université de Koblenz Landau en Allemagne voulaient vérifier si les limites acceptables de pesticides dans le milieu aquatique étaient bien respectées et la réponse est clairement non. Sur 23 pesticides recherchés, les concentrations dans l'eau dépassaient les seuils limites dans près de 38 % des cas.

Bisphénol A, phtalates, pesticides : la Commission européenne condamnée pour son inaction

Il n’y a, bien sûr, pas de condamnation pécuniaire, mais le coup est rude. Le Tribunal de l’Union européenne a condamné la Commission européenne, mercredi 16 décembre, pour « avoir manqué à [ses] obligations » sur le dossier des perturbateurs endocriniens (PE). En vertu du règlement européen de 2012 sur les biocides, Bruxelles devait publier, au plus tard le 13 décembre 2013, les critères scientifiques permettant de réglementer ces molécules de synthèse agissant sur le système hormonal et présentes dans une variété de produits courants (pesticides, plastifiants, bisphénols, solvants, etc.). Or, constate le Tribunal dans son arrêt, « la Commission n’a pas adopté de tels actes » définissant les PE, en dépit d’« une obligation claire, pré́cise et inconditionnelle de [les] adopter » précisée par la réglementation.

Greenpeace a publié un rapport sur l'impact environnemental des pesticides utilisés par l'agriculture industrielle dans l'Union européenne

L’organisation non-gouvernementale Greenpeace a publié un rapport sur l'impact environnemental des pesticides utilisés par l'agriculture industrielle dans l'Union européenne. Ce rapport compile les données d'environ 250 publications scientifiques. Afin de décrire « l'ampleur de la contamination de notre environnement par les pesticides et ses conséquences dramatiques pour certaines espèces vivantes », l’ING Greenpeace a publié un rapport sur l’impact environnemental des pesticides.

La TOXICITE DEPENDANTE du TEMPS des NEONICOTINOÏDES et d’AUTRES TOXIQUES IMPLICATIONS pour une NOUVELLE APPROCHE de l’EVALUATION des RISQUES

Dans le texte proposé, deux éminents toxicologues, doublés d'excellents mathématiciens, Henk A. TENNEKES hollandais, et Francisco SANCHEZ-BAYO australien, ont mis en commun leur compétence pour démontrer que les "Tests Standards", aujourd'hui en usage dans le domaine des travaux préalables à l'homologation des substances chimiques -en particulier des pesticides-, ne sont pas en mesure de définir des "niveaux sûrs d'exposition", tant pour les êtres humains que pour la biodiversité. Cette incapacité relève tant des points de vue "conceptuel que statistique". S'appuyant sur les travaux, anciens certes, de Haber d'une part, et de Druckrey (pharmacologue) et Küpfmüller (mathématicien) d'autre part, mais pourtant toujours d'une évidente actualité, ils démontrent d'un côté les failles des Tests Standards, de l'autre ils démontrent qu'un test, fondé sur une base conceptuelle et une pratique différentes, le test "Time-To-Event" ou TTE, "Temps-pour-un-Evènement", permet au contraire de prévoir les effets probables, au cours du temps, des substances sur les espèces non-cibles. Ainsi s'effondre le postulat (idéologique car jamais démontré) de l'innocuité des "faibles doses". Sous certaines conditions, résultant de l'interaction entre la substance et les récepteurs de l'organisme, plus le temps d'exposition s'allonge plus la dose totale reçue diminue pour produire un même effet. La substance est ainsi plus toxique à faible dose qu’à forte dose, le temps jouant ainsi un rôle majeur dans l’expression de la toxicité. Ce démenti scientifique formel, infligé au postulat "d'un seuil d'innocuité" des faibles doses, ouvrira-t-il les yeux des différentes Agences gouvernementales ? Si l’on souhaite assurer la sécurité des humains et l’avenir de la biodiversité il y a urgence !

DDT : pesticide d’hier, cancer d’aujourd’hui

En 1962, la biologiste américaine Rachel Carson alertait l’opinion, dans Printemps silencieux – livre demeuré célèbre pour avoir lancé le mouvement environnementaliste moderne –, sur les risques présentés par le DDT (dichlorodiphényltrichloroéthane). Quatre rapports d’expertise scientifique et une décennie plus tard, le célèbre insecticide était banni des pratiques agricoles aux Etats-Unis, avant d’être peu à peu interdit, partout dans le monde, dans ses usages de protection des cultures. Près d’un demi-siècle s’est écoulé depuis, et le DDT n’a pas fini de faire parler de lui. Une étude publiée mercredi 17 juin dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism (JCEM) suggère que les femmes qui atteignent la cinquantaine paient aujourd’hui le prix de son utilisation. Selon les résultats présentés par Barbara Cohn, directrice du Child Health and Development Studies (Public Health Institute à Berkeley, Californie), et ses coauteurs, les cinquantenaires américaines ayant été le plus exposées au DDT in utero, par le biais de leur mère, ont en effet un risque quadruplé de développer un cancer du sein, par rapport à celles qui ont été le moins exposées à ce perturbateur endocrinien. Pour parvenir à cette conclusion, les auteurs ont utilisé les données d’une grande cohorte de femmes californiennes dont le suivi remonte à plus d’un demi-siècle. Ces femmes ont donné naissance, entre 1959 et 1967, à plus de 20 000 enfants, et plusieurs paramètres biologiques de chaque grossesse ont été enregistrés.

Stéphane Le Foll veut réduire les pesticides de 50 % d’ici 2025

Suite au fiasco du plan Ecophyto, Stéphane le Foll, le ministre de l’Agriculture sort un nouveau projet concernant les pesticides. Son objectif est de diminuer les pesticides de 50 % entre 2018 et 2025. C’est un projet assez compliqué. Suite au Grenelle de l’environnement en 2008, le plan Ecophyto a été rejeté malgré son ambition de réduite l’utilisation des pesticides à 50%. En effet, le projet n’a pas réussi à limiter l’utilisation des produits chimiques en agriculture. L’emploi du pesticide a plutôt augmenté de 5 % entre 2009 et 2013.

Disparition des insectes : une catastrophe silencieuse

Pour François Ramade, professeur émérite d'écologie à l'université de Paris-Sud, les insecticides modernes, notamment les néonicotinoïdes, sont responsables d'une véritable "catastrophe écologique". Et, selon lui, "la réponse des pouvoirs publics des pays développés et des institutions multilatérales est absente ou dérisoire". Les personnes de plus de 40 ans se souviennent des pare-brise, phares et calandres de voiture constellés de cadavres d'insectes. La propreté des voitures actuelles est le signe d'une disparition massive d'insectes qui doit nous alarmer. L'agriculture moderne a permis, par l'usage massif d'« intrants », une augmentation considérable de la productivité des cultures. Elle atteint depuis quelques décennies des limites dues à l'impact environnemental de ses pratiques. En effet, l'accroissement de productivité qu'elle a permis n'est pas dû à une révolution biologique dans le contrôle de la photosynthèse, mais à un recours sans cesse accru aux engrais chimiques et aux pesticides, dont les conséquences écologiques néfastes sont connues.

L'éditeur de Food and Chemical Toxicology obligé de publier un droit de réponse après le retrait de l'étude NK603 et Roundup de l'équipe du Pr Séralini

L'éditeur de Food and Chemical Toxicology applique deux poids deux mesures en matière de publication en faveur de l'industrie. Face à ce flagrant délit, le groupe Elsevier l'a obligé à publier un droit de réponse de l'équipe Séralini & al. Plus d’un an après publication, le rédacteur en chef de Food and Chemical Toxicology (FCT), Dr A. Wallace Hayes, retirait l'étude de toxicologie de long terme sur deux produits de Monsanto, le maïs OGM (NK603) et son herbicide associé (Roundup) de l'équipe Séralini & al, tout en reconnaissant ni fraude ni mauvaise interprétation intentionnelle. Dans un nouvel article publié dans les colonnes de FCT, grâce à la pression du groupe éditorial Elsevier, les chercheurs expliquent pourquoi ils n’acceptent pas les conclusions du Dr Hayes : ils dénoncent l’absence de sérieux des raisons scientifiques évoquées, réfutent la prétendue sensibilité des rats et précisent les statistiques approfondies portant sur les paramètres sanguins et urinaires perturbés, confirmant les pathologies hépatiques, rénales, et les tumeurs mammaires.