Français

Greenpeace a publié un rapport sur l'impact environnemental des pesticides utilisés par l'agriculture industrielle dans l'Union européenne

L’organisation non-gouvernementale Greenpeace a publié un rapport sur l'impact environnemental des pesticides utilisés par l'agriculture industrielle dans l'Union européenne. Ce rapport compile les données d'environ 250 publications scientifiques. Afin de décrire « l'ampleur de la contamination de notre environnement par les pesticides et ses conséquences dramatiques pour certaines espèces vivantes », l’ING Greenpeace a publié un rapport sur l’impact environnemental des pesticides.

La TOXICITE DEPENDANTE du TEMPS des NEONICOTINOÏDES et d’AUTRES TOXIQUES IMPLICATIONS pour une NOUVELLE APPROCHE de l’EVALUATION des RISQUES

Dans le texte proposé, deux éminents toxicologues, doublés d'excellents mathématiciens, Henk A. TENNEKES hollandais, et Francisco SANCHEZ-BAYO australien, ont mis en commun leur compétence pour démontrer que les "Tests Standards", aujourd'hui en usage dans le domaine des travaux préalables à l'homologation des substances chimiques -en particulier des pesticides-, ne sont pas en mesure de définir des "niveaux sûrs d'exposition", tant pour les êtres humains que pour la biodiversité. Cette incapacité relève tant des points de vue "conceptuel que statistique". S'appuyant sur les travaux, anciens certes, de Haber d'une part, et de Druckrey (pharmacologue) et Küpfmüller (mathématicien) d'autre part, mais pourtant toujours d'une évidente actualité, ils démontrent d'un côté les failles des Tests Standards, de l'autre ils démontrent qu'un test, fondé sur une base conceptuelle et une pratique différentes, le test "Time-To-Event" ou TTE, "Temps-pour-un-Evènement", permet au contraire de prévoir les effets probables, au cours du temps, des substances sur les espèces non-cibles. Ainsi s'effondre le postulat (idéologique car jamais démontré) de l'innocuité des "faibles doses". Sous certaines conditions, résultant de l'interaction entre la substance et les récepteurs de l'organisme, plus le temps d'exposition s'allonge plus la dose totale reçue diminue pour produire un même effet. La substance est ainsi plus toxique à faible dose qu’à forte dose, le temps jouant ainsi un rôle majeur dans l’expression de la toxicité. Ce démenti scientifique formel, infligé au postulat "d'un seuil d'innocuité" des faibles doses, ouvrira-t-il les yeux des différentes Agences gouvernementales ? Si l’on souhaite assurer la sécurité des humains et l’avenir de la biodiversité il y a urgence !

DDT : pesticide d’hier, cancer d’aujourd’hui

En 1962, la biologiste américaine Rachel Carson alertait l’opinion, dans Printemps silencieux – livre demeuré célèbre pour avoir lancé le mouvement environnementaliste moderne –, sur les risques présentés par le DDT (dichlorodiphényltrichloroéthane). Quatre rapports d’expertise scientifique et une décennie plus tard, le célèbre insecticide était banni des pratiques agricoles aux Etats-Unis, avant d’être peu à peu interdit, partout dans le monde, dans ses usages de protection des cultures. Près d’un demi-siècle s’est écoulé depuis, et le DDT n’a pas fini de faire parler de lui. Une étude publiée mercredi 17 juin dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism (JCEM) suggère que les femmes qui atteignent la cinquantaine paient aujourd’hui le prix de son utilisation. Selon les résultats présentés par Barbara Cohn, directrice du Child Health and Development Studies (Public Health Institute à Berkeley, Californie), et ses coauteurs, les cinquantenaires américaines ayant été le plus exposées au DDT in utero, par le biais de leur mère, ont en effet un risque quadruplé de développer un cancer du sein, par rapport à celles qui ont été le moins exposées à ce perturbateur endocrinien. Pour parvenir à cette conclusion, les auteurs ont utilisé les données d’une grande cohorte de femmes californiennes dont le suivi remonte à plus d’un demi-siècle. Ces femmes ont donné naissance, entre 1959 et 1967, à plus de 20 000 enfants, et plusieurs paramètres biologiques de chaque grossesse ont été enregistrés.

Stéphane Le Foll veut réduire les pesticides de 50 % d’ici 2025

Suite au fiasco du plan Ecophyto, Stéphane le Foll, le ministre de l’Agriculture sort un nouveau projet concernant les pesticides. Son objectif est de diminuer les pesticides de 50 % entre 2018 et 2025. C’est un projet assez compliqué. Suite au Grenelle de l’environnement en 2008, le plan Ecophyto a été rejeté malgré son ambition de réduite l’utilisation des pesticides à 50%. En effet, le projet n’a pas réussi à limiter l’utilisation des produits chimiques en agriculture. L’emploi du pesticide a plutôt augmenté de 5 % entre 2009 et 2013.

Disparition des insectes : une catastrophe silencieuse

Pour François Ramade, professeur émérite d'écologie à l'université de Paris-Sud, les insecticides modernes, notamment les néonicotinoïdes, sont responsables d'une véritable "catastrophe écologique". Et, selon lui, "la réponse des pouvoirs publics des pays développés et des institutions multilatérales est absente ou dérisoire". Les personnes de plus de 40 ans se souviennent des pare-brise, phares et calandres de voiture constellés de cadavres d'insectes. La propreté des voitures actuelles est le signe d'une disparition massive d'insectes qui doit nous alarmer. L'agriculture moderne a permis, par l'usage massif d'« intrants », une augmentation considérable de la productivité des cultures. Elle atteint depuis quelques décennies des limites dues à l'impact environnemental de ses pratiques. En effet, l'accroissement de productivité qu'elle a permis n'est pas dû à une révolution biologique dans le contrôle de la photosynthèse, mais à un recours sans cesse accru aux engrais chimiques et aux pesticides, dont les conséquences écologiques néfastes sont connues.

L'éditeur de Food and Chemical Toxicology obligé de publier un droit de réponse après le retrait de l'étude NK603 et Roundup de l'équipe du Pr Séralini

L'éditeur de Food and Chemical Toxicology applique deux poids deux mesures en matière de publication en faveur de l'industrie. Face à ce flagrant délit, le groupe Elsevier l'a obligé à publier un droit de réponse de l'équipe Séralini & al. Plus d’un an après publication, le rédacteur en chef de Food and Chemical Toxicology (FCT), Dr A. Wallace Hayes, retirait l'étude de toxicologie de long terme sur deux produits de Monsanto, le maïs OGM (NK603) et son herbicide associé (Roundup) de l'équipe Séralini & al, tout en reconnaissant ni fraude ni mauvaise interprétation intentionnelle. Dans un nouvel article publié dans les colonnes de FCT, grâce à la pression du groupe éditorial Elsevier, les chercheurs expliquent pourquoi ils n’acceptent pas les conclusions du Dr Hayes : ils dénoncent l’absence de sérieux des raisons scientifiques évoquées, réfutent la prétendue sensibilité des rats et précisent les statistiques approfondies portant sur les paramètres sanguins et urinaires perturbés, confirmant les pathologies hépatiques, rénales, et les tumeurs mammaires.

L’UICN, Syngenta et le déclin des bourdons

C’est un communiqué d’apparence anodine, rendu public le 2 avril par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). La vénérable organisation de défense de la biodiversité, célèbre pour le maintien de sa « liste rouge » des espèces menacées, y dresse un sombre état des lieux de la situation des bourdons d’Europe, importants pollinisateurs : 30 des 68 espèces du genre Bombus présentes sur le continent y sont en déclin et 12 menacées d’extinction. « Le changement climatique, l’intensification de l’agriculture et les changements dans l’utilisation des terres agricoles sont les menaces principales auxquelles ces espèces sont confrontées », précise l’UICN dans son communiqué.

Mortalité estivale des abeilles : la France est le pays le plus touché en Europe

Le déclin des abeilles, pollinisateur indispensables à la biodiversité et à l'agriculture, est un phénomène mondialement connu depuis le milieu des années 1990 et qui porte préjudice à la survie des végétaux. Pour la première fois, une étude européenne évalue plus précisément la disparition des petites ouvrières de la pollinisation et produit une cartographie inédite : le nord de l'Europe est plus touché que le sud, et la France se distingue comme le pays où la mortalité est, de loin, la plus élevée au cours de la saison apicole.

Des risques à long terme encore mal évalués

La toxicité de certains produits phytosanitaires est-elle beaucoup plus élevée que celle estimée lors des tests réglementaires, comme l'affirme une étude du controversé Pr Séralini ? Si d'autres travaux seront nécessaires, l'évaluation des risques à long terme de ces produits est jugée insuffisante. « Dans le processus d'évaluation des produits phytosanitaires, il y a clairement des choses à améliorer », estime Marc Mortureux, le directeur de l'Agence sanitaire française (Anses), qui a fait de l'exposition aux produits phyosanitaires des travailleurs agricoles et des riverains une de ses priorités pour 2014 alors que les liens avec des pathologies chroniques sont de plus en plus documentés.

Abeilles : 800.000 hectares en France menacés par un nouveau néonicotinoïde

Le moratoire annoncé par le commissaire européen Borg du printemps dernier ciblait trois famille de néonicotinoïde, permettant d'exclure notamment l'insecticide de marque "Cruiser" pour la protection des maïs et colza. Les abeilles devaient être "tranquilles" pour deux ans. Or, comme la décision de la Commission ne porte que sur trois familles de néonicotinoïde, le groupe Bayer a trouvé la parade en commercialisant massivement l'insecticide "Sonido" – contenant la molécule thiaclopride – dont la commission environnement au Parlement européen dans un avis de 2011 sur la santé des abeilles qui avait alerté sur les dangers de cette molécule pour les abeilles. Des estimations évaluent à 800.000 hectares en France de cultures traitées en 2014 avec ce produit, menaçant gravement les abeilles et donc l'ensemble de l'écosystème.