Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a indiqué vendredi que la France allait soutenir le moratoire de deux ans sur certains pesticides affectant les abeilles, qui est préconisé par la Commission européenne.La Commission européenne vient de proposer, sur une partie de ces familles de molécules qui sont clairement identifiées comme perturbantes pour les abeilles, un moratoire de deux ans. Je vais soutenir la Commission européenne, a déclaré M. Le Foll sur RMC/BFM TV. Les abeilles sont victimes de plusieurs facteurs, dont l'un est le recours à un certain nombre de pesticides qui sont perturbants et qui ne sont pas interdits aujourd'hui, a-t-il expliqué. L'objectif du moratoire est de voir si, quand on ne les utilise plus, les abeilles retrouvent de la vitalité, a noté le ministre, rappelant que la France a pris une initiative: 40 millions d'euros seront mis pour un plan abeilles. La proposition de moratoire pourrait être soumise lors de la réunion des experts prévue lundi 25 février et si elle est adoptée, l'interdiction pourrait entrer en application le 1er juillet. La Commission s'est fondée sur un avis très négatif rendu par l'Autorité pour la sécurité des aliments (EFSA).
Codirecteur du pôle risques multidisciplinaires (MRSH-CNRS*), il est aussi président du conseil scientifique du Criigen, et a publié en septembre dernier une étude toxicologique pulvérisant la vérité officielle sur l’innocuité des OGM et du principal herbicide du monde, le Roundup de chez Monsanto.
"L'EFSA a rendu mercredi des conclusions inquiétantes sur l'impact de trois types de produits sur le nectar et le pollen", a expliqué Frédéric Vincent, porte-parole de Tonio Borg, commissaire européen en charge de la Santé et des Consommateurs. Il a indiqué que cet avis avait été demandé par la Commission. Une lettre va être adressée "cette semaine" au groupe allemand Bayer et au suisse Syngenta, qui produisent les pesticides comportant les trois néonicotinoïdes incriminés --clothianidin, imidacloprid et thiamethoxam--, notamment le Cruiser OSR, pour leur demander de réagir à ce rapport, a annoncé Frédéric Vincent, précisant que les deux groupes avaient "jusqu'au 25 janvier pour répondre". D'autre part, la Commission européenne a décidé d'inscrire le sujet à l'ordre du jour de la réunion du comité permanent de l'UE en charge de ces questions prévue le 31 janvier. "La Commission, avec les Etats membres, prendra les mesures qui s'imposent", a conclu le porte-parole.
On en avait la certitude, c'est désormais officiellement confirmé, certains pesticides mettent en danger les abeilles et pourraient être interdits. En cause, trois néonicotinoïdes utilisés en agriculture qui désorientent les abeilles, allant jusqu'à provoquer la mort de cet insecte pourtant essentiel à la reproduction de certains végétaux. Objets d'une véritable bisbille, la Commission européenne devra trancher à la suite de la publication récente de nouveaux éléments. Le 16 janvier,dans un avis demandé par la Commission européenne, l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a fait part de ses "conclusions inquiétantes" à propos de plusieurs pesticides contenant clothianidin, imidacloprid et thiamethoxam. Le rapport a immédiatement rencontré l'opposition des fabricants des pesticides incriminés Bayer et Syngenta alors que, de son côté, l'Union nationale de l'Apiculture française (UNAF) a exigé, jeudi 17 janvier, que ces produits soient retirés du marché.
La Commission européenne pourrait proposer d'interdire l'utilisation de certains pesticides après les conclusions «inquiétantes» rendues mercredi par l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur leur impact létal pour les abeilles. «L'EFSA a rendu mercredi des conclusions inquiétantes sur l'impact de trois types de produits sur le nectar et le pollen», a expliqué Frédéric Vincent, porte-parole de Tonio Borg, commissaire européen en charge de la Santé et des Consommateurs. Il a indiqué que cet avis avait été demandé par la Commission.
PAN-Europe s’inquiète d’un nouveau conflit d’intérêt au sein de l’EFSA. L’autorité européenne de sécurité alimentaire aurait commandé à Helen Thompson, proche de l’industrie phytosanitaire, un rapport complaisant sur les impacts des pesticides sur les abeilles. Scientifique au sein de l’agence alimentaire britannique, mais également présidente de l’ICPBR, un comité obscure parrainé par l'industrie phytosanitaire donc Bayer, BASF, Dow, DuPont et Syngenta), Helen Thompson conclut dans son rapport qu'il n'y a aucune étude de terrain démontrant que les insecticides néonicotinoïdes seraient responsables de la mort de colonies d'abeilles.
Dans son rapport, Helen Thompson affirme que la mauvaise alimentation due à des modifications du paysage, des ravageurs et des agents pathogènes peuvent être considérés comme des causes possibles de la disparition des abeilles.
L'étude avait fait grand bruit. Conduite par Mickaël Henry (Institut national de la recherche agronomique, INRA) et publiée en avril dans Science, elle montrait qu'une bonne part des abeilles butineuses ne retrouvaient pas le chemin de leur ruche après avoir été exposées à de faibles doses de Cruiser – le pesticide récemment interdit sur le colza en France. Revenant sur cette affaire, la revue Science publie, vendredi 21 septembre, un "commentaire technique" de chercheurs britanniques contestant les conclusions de M. Henry et ses coauteurs. Banale dispute académique ou cas emblématique de l'influence discrète de l'industrie sur la science ?
Le coupable est-il plutôt l'incompétence ou l'accumulation de conflits d'intérêts ? Impossible de trancher. Mais la question est désormais posée : comment des tests d'évaluation des risques pour l'abeille, notoirement déficients, ont-ils pu être utilisés pendant près de vingt ans pour homologuer les dernières générations d'insecticides ? Après avoir été autorisés depuis le début des années 1990, tous (Gaucho, Régent...) ont été au centre d'intenses polémiques avant d'être retirés, au moins partiellement, du marché... Le dernier en date, le Cruiser, vient d'être interdit par la France sur le colza, une décision attaquée par son fabricant, Syngenta. Cette défaillance est d'autant plus troublante que certains de ces tests d'évaluation ont été remis à jour en 2010, c'est-à-dire tout récemment. Leur mise en cause ne vient pas d'un rapport de Greenpeace ou des Amis de la Terre, mais d'un avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Jamais, sans doute, celle-ci n'aura endossé un document aussi embarrassant. Paru fin mai, ce texte technique de 275 pages est d'ailleurs passé à peu près totalement inaperçu...
Après l'annonce d'une probable interdiction du Cruiser OSR utilisé en enrobage de semence du colza, faite durant les élections présidentielles, la LPO se réjouit de constater que Le Ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, ait annoncé le 29 juin le retrait de son autorisation de mise sur le marché. Cependant, la LPO rappelle que la matière active concernée est le Thiaméthoxame (Cruiser), substance appartenant à la famille des néonicotinoïdes, tout comme l'imidaclopride (Gaucho). La LPO regrette en conséquence que ce ne soit pas la famille des néonicotinoïdes, présentant une toxicité semblable, qui soit en totalité retirée du marché. L'imidaclopride, par exemple, possède une toxicité équivalente à 7297 fois celle du DDT interdit en 1972 ! On trouvera par ailleurs, ci-joint, la carte de la contamination des eaux de surface par cette molécule.
Fin de la polémique autour du Cruiser. Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a annoncé vendredi 29 juin, l'interdiction définitive de ce pesticide sur le territoire français. En projet depuis début juin, la décision, a été prise suite à un avis de l'Anses (Agence sanitaire pour l'alimentation et l'environnement), sollicité par Bruno le Maire, prédécesseur de Stéphane Le Foll. Celui-ci a en effet mis en cause le thiaméthoxam, une des molécules du Cruiser OSR, utilisé dans la culture du colza, qui aurait un effet extrêmement néfaste sur les abeilles. Deux récentes études ont démontré que les insectes s’en trouvaient déboussolés et incapables de retrouver leur chemin vers la ruche. Le pesticide influerait jusqu’à leur capacité à trouver de la nourriture.